Yo te leo

Article rédigé par Pauline

Ma première journée a Santiago de Chile a été marquée, lors d’une belle après-midi ensoleillée, d’une rencontre magnifique avec le très inspirant Marco, responsable de la fondation « Yo te leo » qui cherche à promouvoir la lecture auprès des enfants.

Attablés a un café, nous voyons venir un homme, l’air très sérieux, qui nous serre la main et nous parle un français parfait. Le temps d’aller commander des cafés et je savais que la conversation à venir me passionnerait. Les premiers mots échangés se veulent légers, sur le ton de deux personnes qui apprennent à se connaitre. Marco s’occupe de la fondation, Marco chante, est chef de cœur et prof de piano, Marco est acteur à ses heures perdues. Surprise, je commente son costume et il se décrit d’une manière qui en dit long : « Je suis un hippie qui vend des peignes ». Une belle image.

Le costard, c’est un costume, c’est parce que c’est la société qui veut ça, et que c’est comme ça, avec ça, peut-être même un peu grâce à ça, qu’il pourrait mener à bien son projet, aller au bout de la mission qu’il s’est lui-même confiée.

L’idée de départ était de dupliquer un projet français : un concours inter-écoles national de lecture à voix haute, organisé depuis 2011 et porté par un syndicat dont le président n’était autre qu’Antoine Gallimard.

Après avoir rencontré le ministère de l’éducation chilien et l’UNESCO, Marco se lance donc et organise un concours pilote a Santiago de Chile, qui a lieu à l’ex congrès national, un édifice magnifique de la capital. Les enfants ayant remporté le concours au niveau de leur école doivent lire un texte devant l’assemblée, durant 3 minutes. Le pilote est un succès et vous savez le plus beau ? C’est un enfant Mapuche qui l’a gagné, un enfant issu d’une communauté native chilienne et dont l’espagnol n’est donc pas la langue native.

Malgré l’absence de financements, le concours « Yo te leo » bénéficie de l’appui des professeurs et des bibliothèques du Chili. Marco recherche également des financements auprès d’entreprises privées pour atteindre ses objectifs : un concours qui d’ici à 2017 se tiendrait sur l’ensemble des 15 régions du chili, pour un total de 10 à 12 000 enfants participants sur 500 écoles.

Le concours se déroulerait alors en 4 étapes : dans les écoles tout d’abord, puis au niveau d’une province, d’une région, et enfin du pays. Chaque gagnant obtiendrait son ticket de participation à l’étape supérieure. L’ambition est là, les prévisions visent sur 3 régions participantes en 2015 et 9 en 2016.

Mais Marco insiste sur un point : il veut promouvoir la lecture, la lecture à voix haute, pas les livres. Ce qu’il veut réellement c’est pousser les enfants à lire plus, leur transmettre la passion de la lecture, pas d’un objet. Il dit « ce serait comme mettre en valeur la partition et pas la musique ». Encore une très belle image.

L’idée, c’est qu’organiser un concours de lecture à voix haute pousse à lire, mais aussi à lire aux autres, et cela est primordial. Pourquoi ? Est-ce que vous aussi, lorsque vous lisez, vous entendez dans votre tète une petite voix qui vous conte votre lecture ? Si oui, c’est grâce à vos parents, à votre nourrice, à vos professeurs ou à toute autre personne qui vous aurait lu des livres étant petits. Alors, merci à eux, et attention donc à perpétrer cette bonne habitude.

Par ici pour la vidéo, pour voir Marco et écouter la musique de fond, jouée par lui-même :

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Mi primer día en Santiago de Chile –una tarde hermosa y soleada- fue marcada por un magnífico encuentro con el muy inspirador Marco, responsable de la Fundación Yo Te Leo, que busca promover la lectura entre los niños.

Sentados en un café, vemos venir a un hombre de aspecto muy serio que nos da la mano y nos habla un perfecto francés. Tiempo de ordenar unos cafés y yo ya sabía que la conversación que vendría me apasionaría. Las primeras palabras intercambiadas tienen un aire ligero, en el tono de dos personas que aprenden a conocerse. Marco se hace cargo de la fundación, Marco canta, es director de coro y profesor de piano. En sus horas libres, Marco actúa. Sorpresa; le comento su vestimenta y él se describe de una manera que revela mucho: “Soy un hippie que vende peinetas”. Una hermosa imagen.

El traje es un disfraz; es así como lo quiere la sociedad y es así, con este, tal vez un poco incluso gracias a este, que podría lograr llevar adelante su proyecto; cumplir con la misión que él mismo se ha impuesto.

La idea original era replicar un proyecto francés: un concurso nacional inter-escolar de lectura en voz alta, organizado y desarrollado desde el año 2011 por un sindicato cuyo presidente no era otro que Antoine Gallimard.

Luego de sumar al Ministerio de Educación chileno y a la UNESCO, Marco se lanza y organiza un concurso piloto en Santiago de Chile, que se desarrolla en el antiguo Congreso Nacional, un magnífico edificio de la capital. Los niños ganadores de sus respectivos colegios deben leer un texto frente al público durante 3 minutos. El piloto es todo un éxito y ¿saben que fue lo más hermoso? El ganador es un niño mapuche, un alumno venido de una comunidad nativa chilena donde el español no es la lengua originaria.

A pesar de la falta de financiamiento el concurso Yo Te Leo concita el apoyo de los profesores y de las bibliotecas de Chile. Marco busca también financiamiento de empresas privadas para alcanzar sus objetivos: un concurso que de aquí al 2017 debiera llegar a las 15 regiones de Chile, alcanzando de 10 a 12.000 alumnos participantes, en 500 colegios.

El concurso se desarrollaría, entonces, en 4 etapas: en los colegios, en un principio, luego a nivel provincial y regional, y finalmente, a nivel nacional. Cada ganador obtiene su pase a la etapa superior. Las proyecciones contemplan 3 regiones participantes en 2015 y 9 en 2016.

Pero Marco insiste sobre un punto: quiere promover la lectura, la lectura a viva voz, no los libros. Lo que quiere, en realidad, es llevar a los niños a leer más, transmitirles la pasión por la lectura, no por el objeto. Dice: “sería como poner en valor la partitura por sobre la música”. Otra hermosa imagen.

La idea es que organizar un concurso de lectura en voz alta incite a leer, pero también a leerles a otros y esto es primordial. ¿Por qué? ¿También ustedes, cuando leen, escuchan en su cabeza una vocecita que les cuenta la lectura? Si es así, es gracias a sus padres, a su niñera, a sus profesores o a cualquier otra persona que les haya leído siendo pequeños. Gracias, entonces, a ellos y atención a perpetuar esta buena costumbre.

Por aquí para el vídeo, para ver a Marco y escuchar la música de fondo, que le pertenece.

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