Xpathz

Alejandro a 34 ans et il est originaire de Bogota. Nous l’avons rencontré dans un café adjacent à Startup Chile où plusieurs de ses amis travaillent. Cet architecte de formation a bourlingué pas mal de temps en Amérique du Sud avant de s’installer à Santiago. Cette rencontre nous a permis d’aborder un autre côté de la création d’entreprise d’un point de vue digital et organisationnel.

Fan de surf, de voyages et de sport de manière générale, il a eu plusieurs expériences professionnelles avant de se lancer pour de bon. Il a par exemple tenté de développer un réseau hôtelier, puis il a été contacté pour travailler pour Gameloft (mais pour des raisons de visa il n’a finalement pas pu y travailler), manager d’un groupe de rock et a finalement travaillé en tant que barman pour gagner sa vie.

Récemment, il a décidé de se lancer pour de bon dans le monde des jeux vidéos. Au départ, son idée était de créer des jeux en relation avec les ressources humaines pour les entreprises. Très rapidement, il décide de changer de cible et de donner un impact social à son projet : ainsi est né XPATHZ.

La startup propose de jouer à des jeux en ligne pour soutenir différentes causes. Utopiste ? Pas vraiment puisqu’aujourd’hui les jeux en ligne sont prisés par tous les propriétaires de smartphones. Levez les yeux est regardez dans les transports en commun tous ces gens qui jouent à des jeux comme Clash of Clans ou Hay Day. Et cela n’existe pas qu’en Europe, c’est un phénomène mondial. Le jeu vidéo est un créneau très intéressant, et y donner un aspect social s’avère être un challenge passionnant.

Alejandro n’en est qu’aux premiers pas de son projet. En 2015, son objectif est de créer son réseau pour se catapulter l’an prochain à travers une campagne d’inbound marketing. Enfin, en 2017, les jeux commenceront à affluer. Cette année Alejandro l’a donc passée à construire sa structure, sa nébuleuse de sites web et son réseau. Il a rencontré des entrepreneurs, des ONG (Unicef) et des développeurs. « Je ne souhaitais pas faire partie d’un incubateur, cela viendra quand il faudra développer Xpathz » nous confie-t-il.

Les Nations Unies ont établi une liste de 17 challenges pour un monde en développement. La faim, la santé pour tous ou la pauvreté font partie de ces challenges et ce sont exactement pour ces causes qu’Xpathz va agir. En parallèle, la startup proposera aussi des jeux pour des projets ou pour lutter contre les phobies élaborés avec des psychologues. Concrètement, ça se traduira par la possibilité de jouer contre la faim avec le soutien de l’Unicef, contre la pauvreté avec Greenpeace, ou au développement d’un projet social avec Chevrolet Football Club. « Nos terrains de jeu n’ont pas de frontières. », tel est le slogan de la jeune startup.

http://xpathz.xyz/es/

Le modèle de création qu’a adopté Alejandro est très intéressant. Sa formation d’ingénieur lui a appris à gérer des projets et c’est une approche intéressante qu’il a vis-à-vis de son business. Son réseau par exemple, il l’a créé par cooptation : « Tu aimes ce que nous faisons ? Rejoins-nous, et donne nous 2 contacts. » Cela lui a permis d’être en contact avec l’Unicef, Android, Nintendo, Apple (pour ne citer qu’eux) ou des associations plus modestes comme la Surfrider association.

Alejandro a aussi évité certains écueils de jeunes entrepreneurs. Il a en particulier pris toutes ses dispositions pour que tous les domaines possibles et imaginables soient sa propriété en les achetant (les noms de domaine sont les extensions finales « .com », « .fr », ou encore « .org » comme notre site). Les jeux, développés avec les ong, les projets et les entreprises partenaires, seront présents sur certains sites tandis que d’autres seront réservés à de l’informatif.

Dans le fond, Xpathz ressemble beaucoup à Goodeed, une ONG française qui vous propose de faire des dons en ligne en regardant simplement des vidéos publicitaires. Le modèle économique sera ici un peu plus diversifié, puisque outre l’apport évident des publicités, la startup pourra compter sur d’autres ficelles (comme le freemium).

Malgré une expérience limitée en management, Alejandro a su gravir les échelons pour mettre en place les bases de son projet. Nous avons hâte de voir ce que cela donnera dans le futur ! Si vous voulez suivre ce projet, nous vous invitons à aimer leur page Facebook. D’autre part, si vous souhaitez être mise en relation avec Alejandro, n’hésitez pas à nous contacter, il pourrait avoir besoin d’aide très rapidement 😉

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