Valentina – Yunus Social Business

Comme la majorité des gens que nous avons rencontrés, Valentina n’est pas colombienne mais originaire du Canada et du Vénézuela. Elle travaille pour l’organisation du fameux Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » prix Nobel de la Paix en 2006, que l’on ne présente plus (Bon allez, un petit lien Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Yunus). Cette organisation, à mi-chemin entre l’ONG et l’entreprise, s’appelle Yunus Social Business Global. Des opérations sont réalisées dans 7 pays, dont le Brésil, l’Albanie et l’Ouganda.

L’objectif de l’organisation est de créer un impact social durable et ce dans le cadre de différentes problématiques et projets. YSB Colombia travaille dans le domaine de la santé, à titre d’exemple, avec un réseau de médecins offrant leurs services à -70% pour les personnes démunies et n’ayant pas accès aux mêmes traitements que le reste de la population (BIVE).

Autre exemple : Campovivo, une initiative mise en place pour créer un impact avec les agriculteurs. Dans ce cas précis, il s’agit d’une coentreprise entre McCain et YSB. Cette initiative œuvre pour réinventer les process, obtenir de meilleures pratiques et un soutien social en milieu agricole. C’est toute une éducation qui est faite pour que les enfants de ces fermiers ne partent pas des zones rurales, effrayés par un futur difficile voire impossible.

Delimar, dernier exemple, est une organisation de femmes qui réalise des produits à base de poisson afin de devenir autonomes financièrement.

Dans le futur, YSB Colombia envisage de créer un programme d’accélération avec les entreprises sociales pour créer des outils de développement. Plusieurs études seraient alors nécessaires pour connaître le seuil de rentabilité, l’impact positif comme l’impact négatif d’une initiative.

Yunus

Créé en 2011 à Manizales, le quartier général s’est déplacée à Bogotà en janvier 2015, malgré une présence à l’Impact Hub depuis 2014, pour avoir accès à davantage d’individus à travers le pays. « Le nom de Yunus nous ouvre beaucoup de portes, mais faut-il encore savoir lesquelles ouvrir ! » nous raconte Valentina. L’aspect financier est évidemment crucial pour une entité comme YSB puisque les revenus sont générés par les initiatives suivies. Le secteur public et les coentreprises (comme avec McCain) permettent de les financer.

Valentina n’a pas une position précise. Elle réalise un énorme travail de recherche pour identifier de nouvelles initiatives, réaliser des ateliers, des visites chez les agriculteurs, tout en veillant au développement de YSB et de sa communication. « Nous sommes actuellement dans une phase de transition puisque nous ne sommes que 2 à travailler pour l’organisation actuellement. », ce qui ne rend pas sa charge de travail plus légère, elle qui n’a pas de réelle sécurité ni de salaire fixe. « Un jour, j’ai rencontré le docteur Yunus et il m’a dit de garder à l’esprit que j’étais grande. Cela m’a motivée et donner envie de continuer. » ajoute-t-elle.

Plusieurs défis existent : les alliances de long-terme en sont un, ainsi que le développement du social business qui, en soi, est une façon différente de faire du business. En effet, la méthodologie à la Yunus est complexe, mais l’opportunité que représentent les pays en développement est à saisir ! Le secteur du social est un secteur difficile qui prend du temps pour calculer et observer les impacts réalisés.

*** ENGLISH VERSION ***

Like most people we met, Valentina is not Colombian but from Canada and Venezuela. She works for the organization of the famous Muhammad Yunus, the « banker to the poor » Nobel Peace Prize in 2006, which is no longer to be presented (Ok, a small Wikipedia link https://fr.wikipedia.org / wiki / Muhammad_Yunus). This organization is halfway between the NGO and the company, called Yunus Social Business Global. Operations are conducted in 7 countries, including Brazil, Albania and Uganda.

The goal of the organization is to create a sustainable social impact as part of various issues and projects. YSB Colombia works in the field of health, for example, with a network of doctors offering their services at a -70% price for the poor and not having access to the same treatment as the rest of the population (Bive) .

Another example: Campovivo, an initiative set up to create an impact with farmers. In this case, it is a joint venture between McCain and YSB. This work initiative to reinvent processes, obtains best practices and social support in agricultural areas. It’s a whole education that is made for the children of these farmers who tend to leave rural areas, afraid of a difficult or impossible future.

Delimar, our last example, is a women’s organization that conducts fish products to become financially independent.

In the future, YSB Colombia plans to create an acceleration program with social companies to create development tools. Several studies would be needed to determine the breakeven point, the positive impact as the negative impact of an initiative.

Established in 2011 in Manizales, the headquarters moved to Bogota in January 2015 to have access to more people across the country. « The name of Yunus opens many doors, but we still must find out which ones are opened! » Valentina tells us. The financial aspect is obviously crucial for an entity like YSB since income is generated by the followed initiatives. The public sector and joint ventures (like McCain) are also financing possibilities.

Valentina does not have a precise position. She carries a huge research work to identify new initiatives, conduct workshops, visits to farmers, while ensuring the development of YSB and communication. « We are currently in a transitional phase since we are only 2 to work for the organization now. » This means a heavy workload for her, while she has no real security and no fixed salary . « One day, I met Dr. Yunus and he told me to remember that I was great. That motivated me and make me want to continue. » she adds.

Several challenges exist: long-term alliances are one and the social business development, which in itself is a different way of doing business. Indeed, the methodology to the Yunus is complex, but the opportunity presented by developing countries is to seize! The social sector is a difficult sector that takes time to calculate and observe the impacts achieved.

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