Semana #13

Potosi et le Salar

Un peu de controverse pour commencer avec les mines de Potosi.

Potosi est une ville connue pour son exploitation minière historique. Elle a même été auto-proclamée ville la plus prospère du monde lorsque les espagnols sont arrivés en Amérique du Sud, c’est dire l’importance de ce bastion pour eux. Mais le problème, c’est qu’en plusieurs siècles, les conditions de travail ne se sont pas vraiment développées et c’est aujourd’hui un enfer que d’y travailler. C’est du moins ce que nous racontent les guides (je parle du guide du Routard en l’occurrence). C’est donc un choix que doit faire le voyageur : visiter ou ne pas visiter. Faut-il promouvoir des tours pour aller à la rencontre des mineurs, de ce gruyère qu’est le Cerro Rico, cette montagne emblématique de la ville qui fourmille de travailleurs.. ?

Nous avons fait le choix d’y aller, et nous ne regrettons rien. À vrai dire, cela a été une surprise. Bien évidemment les conditions sont exécrables : flaques toxiques, chaleur épouvantable, difficulté pour respirer, tunnels en mauvais état, chariot roulant sur des rails en bois… Ok, là-dessus on est d’accord, c’est vraiment insupportable. Mais ce que l’on sait moins, c’est la quantité d’argent (dans les deux sens du terme) que peut tirer un mineur de ce lieu impitoyable.

À l’entrée du camp des mineurs, c’est un parking de 4×4 Mercedes, Toyota et j’en passe. Et lorsque l’on connaît le prix de la tonne de minéraux, on ne s’étonne plus de voir autant de mineurs. Ce que l’on fait trop souvent passer pour une condition relève en réalité d’un choix. Les mineurs savent les difficultés qui les attendent, mais beaucoup choisissent néanmoins d’y travailler en sachant les gains possibles à l’arrivée. (Il y aura toujours des cas où des mineurs se sont retrouvés contraints et forcés, mais beaucoup moins qu’on ne peut le penser). Visite intéressante donc !

Et puis… direction Tupiza pour un tour dans le Sud Lipez pour voir plusieurs lagunes et le fameux désert de sel d’Uyuni : le Salar d’Uyuni.

Je n’ai que peu de mots à vrai dire. Les photos parlent d’elles-mêmes. On nous avait dit que c’était beau ; en réalité c’était cosmique. Des paysages qu’on ne voit qu’à la télévision, des lagunes colorées magnifiques, des flamands roses (à plus de 4.000m !) à perte de vue, et un désert de sel d’une blancheur à faire pâlir un fantôme. On regrettera le tourisme massif, mais quand une chose est belle, il faut croire qu’elle est prisée…

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