Fundacion Maquipucuna

Nous avons rencontré Rebecca, Rodrigo et Hunter, trois membres de la fondation Maquipucuna à Quito. En comparaison avec la majorité des projets que nous avons découvertes, celui-ci existe depuis bien plus longtemps puisqu’il existe depuis 30 ans.

L’objectif de la fondation : conserver la forêt et la biodiversité.

Plusieurs projets se sont succédés au fil des années. Dans un premier temps ça a été la création d’une réserve de 6.000 hectares afin de la conserver et de travailler avec les communautés voisines. Puis, des projets locaux se sont créés avec les communautés : production de fromage, de confitures, un projet éducatif « Selva Amazon Education », des constructions en bambou… Enfin, la production poussée de café et de cacao en aidant les producteurs du Nord-Est de l’Équateur, cette production étant un outil de conservation.

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Avec chaque expérience, les enseignements se sont accumulés. « Nous avons réalisé que lancer un projet était assez simple. Mais les projets ne survivent que grâce aux financements, il faut donc penser à d’autres moyens de financement. » Et oui, qui dit social ou environnemental dit aussi revenus, et souvent des revenus importants pour aider toute une population.

A partir de ce constat, la fondation a développé une activité d’éco-tourisme à Santa Lucia, près de Quito. Mais là encore, des limites sont rapidement apparues « Si nous voulons faire du tourisme une source de revenus, il faut rapidement étendre l’activité et tomber dans le tourisme de masse, sinon on ne gagne pas grand chose. » La deuxième communauté, à Yunquilla, continuait quant à elle sa production de fromage et de produits locaux.

Les meilleurs cacaos et les meilleurs cafés du monde viennent de cette zone. Le développement logique de la fondation a été de mettre l’accent sur ses productions de café et de cacao. La banque mondiale a d’ailleurs apporté son soutien à la fondation pour sa promotion de la conservation forestière. Cependant la nécessité de produire de grands volumes reste une faiblesse du projet et l’a récemment poussée à jouer la carte de la rareté en créant un label pour leur production.

Nous en arrivons au présent. Et les problèmes politiques n’ont en aucun cas facilité l’activité de la fondation. Les politiques ont commencé à mettre leur grain de sable, de nouvelles lois ont été votées, les problèmes de corruption sont récurrents et a présence du gouvernement l’a malheureusement obligée à battre en retraite. Et comme elle ne paie pas d’impôts sur les revenus, inutile de vous dire que le gouvernement cherche à pousser les initiatives de ce genre à bout.

La fondation s’est donc récemment lancée dans deux chantiers de taille : consolider son activité d’éco-tourisme et développer sa production de café. « Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix. Nous étions une ONG, nous devons changer et devenir une entreprise. » En créant 2 entreprises capables de générer des fonds, la fondation pense bien de développer et faire face au gouvernement.

Après avoir mis en relation la fondation et Maxime de Pur Projet, nous espérons trouver des investisseurs, et surtout un ou plusieurs stagiaires ou bénévoles pour venir travailler avec eux sur un nouveau modèle d’éco-village. L’idée serait de créer un incubateur en relation avec la nature : cuisine naturelle à base de graines, différentes utilisations de champignons locaux, etc… Les producteurs pourraient lancer leur business dans ce cadre défini par la fondation pour créer les revenus nécessaires au développement du projet et continuer la conservation forestière, projet initial et toujours défendu depuis 30 ans.

« Récemment, un groupe d’ours à lunettes a élu domicile près de notre réserve. C’est la seule espèce d’ours d’Amérique du Sud, il lui faut près de 900 hectares pour vivre. Quand nous avons vu cela, nous nous sommes dit que notre action valait la peine d’être soutenue. »

*** ENGLISH VERSION ***

We met Rebecca, Rodrigo and Hunter, three members of the Maquipucuna Foundation in Quito. In comparison with the majority of projects we have discovered, it is much older since it was created 30 years ago.

The goal of the foundation: forest conservation and biodiversity.

There have been several projects over the years. At first it was the creation of a reserve of 6,000 hectares in order to preserve and work with neighboring communities. Then, local projects have been created with communities: production of cheese, jams, an educational project « Education Selva Amazon », bamboo constructions … Finally, pushing the coffee cocoa production and helping producers Northeastern Ecuador as a conservation tool.

Through every experience, lessons have accumulated. « We realized that starting a project was fairly simple. But the projects survive only thanks to financing, we must think of other way of financing. » And yes, who says social or environmental also says revenues, and often significant revenue to help an entire population.

From this experience, the foundation has developed an eco-tourism business in Santa Lucia, near Quito. But again, limits have quickly emerged « If we want to make tourism a source of income, we must rapidly expand the activity and fall into mass tourism, otherwise we do not earn enough. » The second community, Yunquilla, meanwhile continued its production of cheese and local products.

The best cocoas and the best coffees in the world come from this area. The logical development of the foundation was to focus on its coffee and cocoa production. The World Bank has also provided support to the foundation for its promotion of forest conservation. However the need to produce large volumes remained a weakness for the association and has recently decided to play on scarcity by creating a label for their production.

This brings us to today. And political problems have slowed the activity of the foundation down. Politicians have begun to interact, new laws were voted, corruption problems are recurring and government presence unfortunately forced them to retreat. And as they do not pay income taxes, needless to say that the government seeks to push initiatives like this to an end.

The foundation has therefore recently launched two major projects: consolidation of its eco-tourism activity and development of its coffee production. « Today we have no choice. We were an NGO, we must change and become a business. » By creating two companies able to generate funds, the foundation hopes to develop.

After putting the foundation and Maxime of Pur Project in touch, we hope to find investors, and especially one or more interns or volunteers to come and work with them on a new eco-village model. The idea is to create an incubator relationship with nature: Natural food made from seeds, different uses of local mushrooms, etc … Producers could start their business in the framework defined by the foundation to create the revenues needed to continue the project development and forest conservation, which is the starting point of the foundation.

« Recently, a group of bear has taken up residence near our reserve. It is the only species of bear in South America, it needs nearly 900 hectares to live. When we saw this, we told ourselves that our action was worth supporting. « 

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