Francisco Contreras, dit Pacho – Arts Collegium

Il faut parfois de la chance et du hasard pour avancer. Nous avons rencontré Pacho à Barù, ou plus précisément dans le bus venant de Carthagène. Lorsqu’il a vu que nous étions étrangers, il est rapidement venu nous voir pour nous parler, lui qui a étudié à Madrid pendant un semestre. Une belle rencontre au hasard qui nous a permis d’en savoir plus sur lui, mais aussi sur la fondation pour laquelle il travaille.

Francisco Contreras, Pacho

Francisco Contreras, Pacho

Une catharsis par l’art.

À côté de son travail, ce photographe de 27 ans travaille pour la fondation Arts Collegium. Cette dernière est présente dans 5 petites villes autour de Bogotà, chacune comptant environ 10.000 habitants. L’objectif de la fondation est de permettre à toute une population de sortir de son quotidien et de sa condition. L’exemple type dont nous a parlé Francisco, ce sont les fermiers. De générations en générations, ces hommes et ces femmes n’ont eu d’autres choix que de continuer le travail de leurs parents. Leurs vies se limitent bien souvent à ce cycle.

La fondation Arts Collegium propose une catharsis par l’art. En d’autres termes, l’objectif est d’ouvrir ces personnes au monde qui les entoure (par la créativité par exemple). Cela se fait par la photographie, dans le cas de Francisco, mais aussi par la presse ou encore le cinéma. Ils vont par exemple travailler sur leur passé et ce qu’ils ont vécu. Dans certaines situations, les histoires sont particulièrement sombres et tout ce travail permet aux gens d’accepter des épreuves pour aller de l’avant.

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À noter que la fondation est financée par le ministère de la culture et par les communautés locales. Les gens viennent d’eux-mêmes rencontrer la fondation, ce qui montre une fois encore la curiosité et le souhait d’avancer de toute une culture.

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Nous avons passé une journée avec lui à Sopo et avons assisté à un cours de photographie pour une douzaine de jeunes âgés de 16 à 25 ans d’une ouverture d’esprit incroyable. Certains vivent des choses complexes : la découverte d’Alzheimer chez un grand-parent, des conflits parentaux, la perte d’un ami… Toutes et tous souhaitent s’exprimer d’une façon originale. Quand vient la question « Que voulez-vous transmettre/montrer? », ce sont des notions comme la liberté, la foi, le combat ou même la couleur rouge que l’on obtient ici. Le rôle de Francisco dans ce cadre est d’utiliser cette énergie créative en apportant les rudiments de la photographie pour obtenir un résultat qui leur permettra d’être fiers et de s’accomplir. À titre d’anecdote, c’est en utilisant des clichés d’Alain Laboile (photographe français) que Francisco a illustré ses propos.

À côté de la fondation, Francisco est aussi un membre actif de la sphère TED en Colombie. Les conférences TED ont un format particulier leur permettant d’avoir un plus grand impact sur le public. Les sujets traités sont extrêmement divers, ce qui rend ces événements particulièrement agréables à suivre. Il a, entre autres, participé à la réalisation de TEDxColombia et TEDxBogotaparalasmujeres (TEDx Colombie pour les femmes, où chacun des 10 speakers était une femme).

NB: la photo de Francisco a été prise par un photographe tiers.

*** ENGLISH VERSION ***

Sometimes moving forward requires a little luck. We met Pacho in the bus from Carthagène to Barù. He quickly came to say hello when he saw that we were foreigners, because he studied in Madrid for a semester. A nice random meeting to learn more about a foundation: Arts Collegium.

An art catharsis.

Apart from his job, this 27 years old photographer works for this foundation. It is implemented in 5 little towns around Bogotà, counting around 10 000 inhabitants each. The foundation’s objective is to allow a whole population to escape routine and get some fresh air. The typical examples, according to Francisco, are the farmers. From a generation to another, these men and women only had one option: continuing their parents’ work. Their lives are limited to the farming cycle.

The Arts Collegium foundation offers a cartharsis through art. In other words, the objective is to open this people’s mind to the world around them (through creativity, for example). Francisco works with photography but others do it with cinema or newspapers. They can, for instance, work on the past and what the community has been through. Some stories are extremely dark and this work helps people accepting the past to go forward.

The Culture Minister and the local communities are funding the foundation. People come from their own will. Once again, that shows a whole community’s curiosity and wish to move forward.

We spent a day with him in Sopo and took a photography class for a dozen 16 to 25 years old people, all amazingly open-minded. Some of them have complex lives: grand father’s Alzheimer’s discovery, parental conflicts, friend’s death… All of them want to express themselves in a genuine way. When comes the question “What do you want do show? To transmit?”, the answers are liberty, faith, fight, colors… Francisco role is to use this creative energy and teach the photography basics so that they can obtain a result of which they will be happy and proud, and feel accomplished.

Aside from the foundation, Francisco is an active TED member as well. These conferences are short and held by one different person each times, which has a bigger impact on the public. The treated subjects are extremely wide and that makes these events very nice to follow. Francisco participated in the creation of TEDxColombia and TEDxBogotaparalasmujeres among others.

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