Aire – Mathieu Reumaux

Matthieu est français et il habite Lima. Ancien étudiant de l’ESSCA d’Angers, il est parti pour la première fois au Pérou pendant ses études, accompagné d’une collègue à moitié péruvienne. Leur projet à l’époque : monter une association pour se rendre utile à des ONG agissant depuis la France, sur place. L’exemple typique, c’est une association qui finance un projet en métropole, comme un orphelinat ou des ateliers, et qui a besoin de quelqu’un pour leur rendre visite et éventuellement apporter leur aide.

En 2001, Matthieu part donc visiter 6 projets à au Pérou. Au cours de ses visites, il remarque une détail amusant : les vestes des écoliers pour faire du sport. Au début des années 2000, ce type de vêtement est à la mode et il se dit qu’il y a un filon. Pourquoi ne pas lancer un premier vêtement équitable tendance ? Un vêtement éthique ? Cette veste ne coûte rien ici, mais à Tokyo, un hipster pourrait l’acheter 150€. Cela a donc été le premier pari de Matthieu à Lima, et l’entreprise Misericordia a su vendre ses produits en ligne de façon assez folle. Médiatisé, ce projet reversait les bénéfices pour payer les couturiers, améliorer les bâtiments où se faisait la production et CDI-ser le milieu.

Après 8-10 saisons, il quitte néanmoins ce projet. Il retourne en France, puis part ensuite au Nicaragua pour y administrer un ecolodge. Ce n’est que 2009 qu’il retourne à Lima où il va s’installer en tant que conseiller en branding et en image de marque.

Cela nous amène enfin au présent. Un jour, sur une mission pour inmobiliari, un des leaders du secteur de la construction, il découvre une technologie nouvelle capable de faire de la photocatalyse. Oui, ça doit vous rappeler des cours sur les végétaux et la photosynthèse. Le pitch est simple : un mètre carré de peinture photocatalytique a le même impact qu’un arbre. Révolutionnaire et pourtant méconnu. Un autre effet secondaire de cette peinture, c’est la production d’une eau par sudation, auto-nettoyant ainsi la peinture.

Exemple de fresque à Lima

Exemple de fresque à Lima

Suite à cette mission, Alejandro, son contact pour l’agence, et Matthieu décident de créer l’ONG Aire en 2014. Leur objectif ? Créer une plateforme pour que les entreprises paient pour peindre en milieu urbain. Évidemment, il s’agit de purifier l’air (celui de Lima est particulièrement pollué), mais aussi d’embellir la ville. Dans la vidéo ci-dessous, vous aurez un exemple à Manille. Cette fresque est d’ailleurs connue comme étant le plus grand filtre du monde, rien que ça:

Et comme à Manille, leur rêve est de peindre une immense fresque pour gagner en visibilité. Affaire à suivre donc, et surtout à garder en tête à leur où la pollution (urbaine ou non) est un problème de plus en plus important. Notons néanmoins qu’à la fin de l’année, 2950m2 de fresques auront déjà été peints sur 10 sites.

*** ENGLISH VERSION ***

Matthieu is French and he lives Lima. Alumnus of Angers ESSCA, he went for the first time in Peru during his studies with a half Peruvian colleague. Their project at the time was to set up an association to be helpful to NGOs acting from France on site. The typical example is an organization that funds a project in France as an orphanage or workshops, and needs someone to visit them and possibly help.

In 2001, Matthieu visited 6 projects in Peru. During his visits, he noticed a funny detail: schoolchildren jackets for sports. In the early 2000s, this type of clothing is fashionable and he says there is a vein. Why not launch a first fair trade clothing trend? Ethical clothing? This jacket does not cost much here, but in Tokyo, a hipster could buy it for € 150. This was Matthieu’s first bet in Lima. Misericordia was launched and the company was able to sell its products online. Profits were used to pay the designers, improve the buildings where the production was made and improve the quality of job security in this sector.

After 8-10 seasons, he decided to leave the project. He then returned to France before moving to Nicaragua in order to administer an ecolodge. Finally, in 2009, he returned to Lima where he started working as a branding consultant.

This finally brings us to now. One day, on a mission for a real estate agency, he discovered a new technology capable of photocatalysis. Yes, it may remind you some lessons on plants and photosynthesis. The pitch is simple: a square meter of photocatalytic paint has the same impact as a tree. Revolutionary yet unknown. Another side effect of this painting is the production of water by sweating, self-cleaning the painting.

Following this mission, Alejandro, his contact for the agency, and Matthew decided to create the NGO Aire in 2014. Their goal? Create a platform for companies to pay for painting in urban areas. Obviously, it clears the air (Lima’s air is particularly polluted), but also embellish the city. In the video above, you’ll have an example in Manila (biggest air filter on Earth).

And as in Manila, their dream is to paint a huge mural to gain visibility. This is an interesting business to follow, and especially to keep in mind as pollution (urban or not) is a problem more and more important. For your information, by the end of 2015, 2,950 square meters will be painted on a total of 10 locations.

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1 Response

  1. Greg dit :

    Bonsoir Thibault,

    heureux de lire enfin un commentaire de ta plume ; les articles féminins sont bien mais j’ai une préférence pour ceux de mon frèro ! Adelante hermano, la luz brilla siempre mas alla del conocido !!!!

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